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vendredi 13 février 2015

CFP Masculin/ Féminin : la question du genre dans le cinéma et les séries anglophones

Appel à communications, 21e Congrès de la SERCIA 
Université d’Artois, Arras, France
3-5 septembre 2015 
Masculin/ Féminin : la question du genre dans le cinéma et les séries anglophones

Texte complet de l'appel en cliquant ici

Date limite : 16 mars 2015
Envoyer un résumé (300 mots environ) en anglais ou en français, ainsi qu’une courte biographie, à Julie Assouly (assoulyjulie@...), Jean-François Baillon (jfbaillon@...) et Marianne Kac-Vergne (mariannekac@...). Une sélection d’articles sera publiée aux Presses Universitaires d’Artois.

mercredi 14 mai 2014

CFP : Les femmes en milieu professionnel : une position subalterne par défaut ?


Les femmes en milieu professionnel : une position subalterne par défaut ?

Journée d'étude internationale de l'Université de Nantes (Faculté des Langues et Cultures Etrangères)  organisée par le CRINI EA1162.

18 octobre 2014

Université de Nantes, Faculté des Langues et Cultures Etrangères,
Rue de la Censive du Tertre, 44312 NANTES.

« Faire l'égalité professionnelle dans les entreprises est tout sauf simple. »
Najat Vallaud-Belkacem, Ministre des Droits des Femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Site de l'Egalité Professionnelle, 30 novembre 2012.

“Women are less happy if they put career before family.”
James Tooley, Professor of Education Policy, University of Newcastle-upon-Tyne, The Miseducation of Women, 2002.

“There's a reason why most fund managers and nearly all hedge managers are men. It's very, very nerve-racking. Most women just don't want that sort of pressure.”
Nicola Horlick, City fund Manager and mother of five, The Guardian, April 2012.

« Elles ont du mal à demander une promotion, et font preuve du 'syndrome de la bonne élève'. » Corinne Hirsch, Administratrice du European Professional Women's Network et membre du Conseil d’Administration du Laboratoire de l’Egalité, France-Info, 15 décembre 2012.

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 Partout en Europe, les femmes gagnent moins que les hommes. Selon le bilan dressé par la Commission Européenne, le différentiel moyen hommes-femmes en termes de salaires « stagne » à 16,4%. Le European Professional Women's Network en arrive à la même conclusion dans le cadre de la journée de l'égalité des salaires, organisée symboliquement le 28 février cette année pour marquer les 59 jours de l'année pendant lesquels les femmes travaillent « pour rien » par rapport aux hommes.

Une étude de l'INSEE réalisée en octobre 2011 souligne que la première  source d'inégalité salariale est liée au fait que les femmes n'occupent pas les  mêmes types de postes que les hommes. De fait, en France comme dans le reste de l'Europe, elles  sont majoritairement présentes sur des emplois à temps partiel, peu  qualifiés et peu rémunérés : L'INSEE précise que « ce difficile accès aux  postes qualifiés ne reflète pourtant pas le niveau de formation des  femmes. Elles sont en effet plus diplômées que les hommes, mais semblent  valoriser plus difficilement leur diplôme. »

En dépit des progrès et des mesures égalitaires qui se multiplient, les femmes continuent à se faire rares dans les échelons supérieurs de la hiérarchie professionnelle. A ce jour, elles ne représentent que 15% des membres des conseils d'administration, 33% des entrepreneurs et 3% des PDG. On peut faire le même constat au niveau des plus hautes instances administratives ou juridiques où elles occupent un tiers des postes (Eurostat 2011). Enfin, rappelons que jusqu'à la nomination de Chrystalla Georghadji en avril, on ne comptait aucune femme parmi les dirigeants des banques centrales de la zone euro.

 En milieu professionnel, la femme semble donc appelée à remplir une position subalterne par défaut. Le plus souvent, en  entreprise, elle joue un rôle de support et de soutien plutôt qu'un rôle  décisionnaire, elle est exécutante plutôt que dirigeante. C'est le fameux « plafond de verre », si souvent mis en cause mais d'apparence immuable.

De même, au sein du couple, à qualifications et compétences égales, la carrière de la femme est  le plus souvent considérée comme accessoire par rapport à celle de l'homme. Elle se voit fréquemment obligée d'adapter son travail aux contraintes géographiques et  professionnelles de son conjoint, notamment en cas de mutation ou de  promotion de celui-ci.

Faut-il y voir une conséquence historique du rôle traditionnel de la  femme ? Ou doit-on mettre en cause, comme le fait Louis Maurin, directeur de l'Observatoire des inégalités, les médias qui, tout en dénonçant ces disparités, relaient des publicités qui véhiculent une image stéréotypée des femmes, « belles, serviables et douces, prêtes à servir les hommes et à s'occuper des enfants ? » Il conclut : « On ne peut espérer améliorer la situation des femmes sans poser la question des discriminations, de l'égalité des chances, en même temps que celle du système dans lequel ces chances s'exercent, et si l'on ne réduit pas les inégalités d'ensemble. » (« Inégalités hommes-femmes : les leurres du 8 mars », 28 février 2013, Observatoire des inégalités, http://www.inegalites.fr)

Ou peut-on considérer que le principal obstacle est culturel et que l'emploi des femmes reste, socialement,  l'objet d'une tolérance plutôt que d'un droit ? Les femmes seraient-elles, en quelque sorte, complices involontaires d'une perception normative qui les conduirait à mettre un frein à leurs aspirations professionnelles au profit de leur foyer et de leurs enfants ?

C'est sur ces questions que se penche notre journée d'étude internationale qui s'intéressera aux différents facteurs historiques, sociopolitiques et culturels depuis 1945 susceptibles d'éclairer la situation actuelle des femmes en milieu professionnel dans différents pays de l'Union Européenne.

Les propositions en anglais comporteront un résumé d'environ 300 mots, ainsi qu'une
brève notice biographique et seront à adresser pour
le 30 juin 2014 au plus tard à martine.stirling(at)univ-nantes.fr
Une sélection des communications sera publiée dans la revue e-crini: http://www.crini.univ-nantes.fr

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CALL FOR PAPERS

Women in a professional context: underlings by default?

One-day international workshop organised by the CRINI  EA1162 - University of Nantes (Department of Foreign Languages and Cultures)

October 18th 2014

Université de Nantes, Faculté des Langues et Cultures Etrangères,
Rue de la Censive du Tertre, 44312 NANTES.

Everywhere in Europe, women earn less than men. Research published by the European Commission reveals that the average pay differential remains at 16.4%. The European Professional Women's Network came to a similar conclusion as it organised its Equal Pay Day on  February 28th, as a symbolic reminder of the 59 days each year women work without pay compared to men.

A survey carried out in October 2011 by the INSEE, the French national statistics institute, points out that the main source of disparity in terms of salary is the fact that women do not hold the same types of posts as men. In fact, in France as in the rest of Europe, they are to be found mostly in part-time, low-qualified and low-paid jobs. The INSEE points out that this "difficult access to qualified jobs does not reflect their training and diplomas as they are, on the whole, better qualified than men, but apparently they find it more difficult to make the most of their qualifications."

Despite some progress and the increasing number of gender equality measures women are still few and far between on the highest rungs of the professional ladder. They only account for 15% of all board members, 33% of business people, 3% of managing directors. This is also true at the highest administrative or judicial level where they only total one-third of personnel members (Eurostat, 2011). And until the nomination of Chrystalla Georghadji in April, there was not a single woman at the head of a Eurozone Central Bank.

Professionally, it does seem as though women are underlings by default. Most often, at company level, they remain in a back-up or support role rather than a decision-making one, they are subordinates rather than leaders. This is the well-known glass ceiling, often challenged but seemingly unmovable.

In the same way, in couples where both partners have similar qualifications and experience, the woman's career is most often considered as a sideline to the man's. As a rule, she has to dovetail her professional activity into the geographical and professional constraints imposed by her partner's career, particularly in the event of a promotion or a move.

Is this a historical consequence of women's traditional role? Or as Louis Maurin, Head of the Observatoire des inégalités, the French watchdog body on gender inequality, asks, should we blame the media which denounce gender disparity while showing adverts which invariably  feature stereotypes of women who are "beautiful, helpful and gentle, happy to wait on men and look after the children"?. He concludes: "We cannot hope to improve the situation of women without looking into discrimination and equal chances within the general context and without reducing inequalities as a whole." (« Inégalités hommes-femmes : les  leurres du 8 mars », 28th February 2013, Observatoire des inégalités, http://www.inegalites.fr)

Or might one consider that the main impediment to a woman's career is in fact cultural and that socially, women's employment is tolerated rather than seen as a right? Could women be unwittingly party to this normative approach and curb their professional ambition in favour of their home and children?

These questions will be the focus of our international workshop which will look at the different factors, either historical, political, social or cultural, since 1945 which may help to explain the current professional situation of women in different European Union countries.

Please send a 300-word abstract in English together with a short biography to martine.stirling(at)univ-nantes.fr by 30th June 2014.
Selected papers will be published in our review e-crini 
http://www.crini.univ-nantes.fr

mercredi 27 novembre 2013

CFP "Féminismes du XXIe siècle"


Jeudi 5 et vendredi 6 juin 2014
Colloque international organisé par
l’Université de Cergy-Pontoise et l’Université Paris Diderot – Paris 7

Responsables :
Karine Bergès, MCF civilisation espagnole contemporaine, Université de Cergy-Pontoise
Alexandrine Guyard-Nedelec, MCF civilisation britannique contemporaine, Université de Cergy-Pontoise
Florence Binard, MCF HDR civilisation britannique, Université Paris Diderot – Paris 7

Conférence d’ouverture : Christine Bard, Professeure d’histoire contemporaine à l’Université d’Angers et présidente de l’association Archives du féminisme.
Conférence de clôture : Elsa Dorlin, Professeure de Philosophie politique et sociale à l’Université Paris 8 – Saint-Denis Vincennes

Ce colloque ambitionne, dans une approche pluridisciplinaire et comparée, de mener une réflexion autour des féminismes depuis la fin des années 1990 à aujourd’hui. Il se veut ouvert à toutes les approches des Sciences humaines et s’inscrit dans le prolongement des travaux du séminaire « Femmes et engagement » de l’université de Cergy-Pontoise. Si des recherches foisonnantes ont été menées au cours des dernières années sur l’histoire du féminisme, si des colloques ambitieux ont été organisés autour de la généalogie des féminismes, nous souhaitons par le biais de cette rencontre, élaborer une cartographie des féminismes des années 2000, décennie qui semble être un terreau fertile à une redynamisation du militantisme féministe avec l’avènement d’une nouvelle génération de féministes et la création de nombreux collectifs aux contours multiples. Ce bouillonnement militant, cette visibilité et vitalité retrouvées nous conduiront à dresser un état des lieux des féminismes contemporains, déclinés au pluriel, tant la troisième vague féministe condense une diversité de discours, de pratiques et d’identités multiples.
Si une typologie en termes de vague est régulièrement remise en question par l’historiographie féministe, elle a pourtant « le mérite de mettre l’accent sur les différents changements épistémologiques qui, bien qu’ils se soient produits de façon graduelle, marquent l’histoire du mouvement féministe ». Ainsi, ce colloque interrogera le concept de troisième vague à l’aune de ses diversités, de ses contradictions, de ses identités plurielles et de l’hétérogénéité de ses répertoires d’action. Le concept de troisième vague a fait l’objet d’une ample théorisation dans les pays anglo-saxons : conceptualisé pour la première fois aux Etats-Unis en 1995, il s’est enrichi de nouveaux apports au cours des années 2000 qui ont été complétés par les études des chercheuses canadiennes entre 2005 et aujourd’hui. En revanche, les ouvrages publiés en France sur le sujet, à l’exception des travaux d’Elsa Dorlin qui font autorité, sont rares, tant le concept de troisième vague est sujet à controverses. En effet, ce dernier questionne directement la « mutation du sujet du féminisme » et nous oblige à décentrer le regard sur les enjeux et les conflits qui animent les féminismes du temps présent. 
Les réticences à employer l’expression de « troisième vague » dans l’espace européen s’expliquent également par le fait que la « troisième vague est plus une question d’idéologie que de génération ». Toutefois, les théoriciennes féministes s’accordent sur le sentiment que « quelque chose de nouveau vient de commencer » et sur la pertinence d’employer l’expression troisième vague au sens d’étape la plus récente du féminisme. Le colloque sera ainsi l’occasion d’aller au-delà de ces questionnements et de valider ou non la possibilité que les féminismes de la fin des années 2000 puissent ouvrir la voie à la consolidation d’une « quatrième vague », qui pour l’heure est vide de cristallisation idéologique, mais qui prend corps sous de multiples appellations : «jeunes féministes », « nouveaux féminismes », « féminisme du temps présent », « féminisme du troisième millénaire »,  « féminisme du XXIe siècle », « post-féminisme ».

L’objectif de cette rencontre sera donc l’occasion de penser les enjeux du féminisme contemporain et de comprendre comment ce concept de troisième vague est aujourd’hui décliné, resignifié ou réinvesti à l’échelle européenne à partir des apports, influences et emprunts des discours et des répertoires d’action transnationaux, en particulier anglo-saxons. Nous nous proposons d’articuler ces réflexions autour de deux grandes problématiques en partant du postulat que le féminisme contemporain a pour objectif de réconcilier la théorie féministe et la praxis militante, la recherche académique et l’engagement de terrain.

Un premier axe d’études interrogera la réflexion théorique autour du concept de troisième vague en partant des discours et des identités qui la compose dans l’espace européen. Un deuxième axe rendra compte des pratiques militantes et des nouvelles formes d’engagement qui se sont modifiées au cours des dernières années au rythme des changements technologiques induits par la révolution numérique des années 1990.

 Axe 1 : Cartographies féministes au XXIe siècle

-  Notre réflexion abordera le renouveau générationnel en examinant comment une nouvelle génération de féministes est en train de se consolider depuis la fin des années 1990. Il s’agira d’infirmer ou non l’affirmation d’une « rupture générationnelle » en examinant comment ces jeunes femmes sont arrivées au féminisme. Comment se situent-elles par rapport aux générations de féministes « historiques » ? Qu’en est-il de la transmission/filiation du féminisme ? Nous souhaitons partir de l’expérience individuelle des « jeunes féministes », examiner leurs cadres de références, leur identification ou « désidentification » au féminisme de la deuxième vague en mettant en lumière leurs trajectoires et leur capacité à forger un « féminisme du XXIe siècle », à cheval entre la filiation avec les générations antérieures et la quête d’un renouvellement du féminisme, hétérogène, en constante dispersion, souvent empreint de contradictions mais qui a le mérite d’être porteur d’un nouveau souffle et de nouvelles problématiques (précarité, immigration, racisme, sexisme, prostitution, homophobie, transgenre, etc.).

-  Le  travail lié aux questions des identités, et notamment des identités sexuelles, sera au cœur de nos réflexions. Il est avéré que l’un des apports majeurs de la troisième vague réside dans la « déconstruction de la catégorie "femme" comme référent unique et monolithique d’une supposée position féministe dominante ». A mesure que les lesbiennes et les gays obtiennent une reconnaissance de plus en plus légitime aux yeux de la société hétérosexuelle, les différences au sein même de la « communauté » peuvent s’exprimer. A partir des années 1980-90, on assiste à une remise en cause des principes fondateurs du mouvement gay et lesbien ; la contestation s’articule autour de deux questions fondamentales : pourquoi la préférence sexuelle devrait-elle se concevoir sur le mode d’une opposition entre homosexuel et hétérosexuel ? Pourquoi la différence sexuelle biologique (mâle/femelle) serait-elle la clé de l’identité ? Les bisexuels s’inscrivent en faux contre ce qu’ils nomment « la normativité gay et lesbienne ». Les transgenres ouvrent la voie d’une nouvelle perception de l’identité ; perception qui se différencie à la fois de l’identité sexuelle biologique (mâle/femelle) et de l’identité liée à l’orientation sexuelle (hétéro ou homo). Les queers ajoutent à cette remise en cause de la binarité normative, la notion de fluidité. Pour reprendre la définition de David Halperin : « Queer is by definition whatever is at odds with the normal, the legitimate, the dominant. There is nothing in particular to which it necessarily refers. It is an identity without an essence ».
Nous chercherons donc à comprendre dans quelle mesure l’émergence de la théorie queer, sous l’impulsion de l’ouvrage pionnier de Judith Butler, Gender Trouble (1990), a influencé les féminismes contemporains.


  Axe 2 : Les féminismes en action : modalités et stratégies de militantisme

- Le deuxième axe du colloque envisagera le renouveau des pratiques militantes et des répertoires d’engagement qui font l’originalité des féminismes de la troisième vague. A partir des théories développées par la sociologie de l’engagement et les sciences politiques, nous nous demanderons en quoi consiste ce renouveau de l’engagement ? Quel est le profil des militantes qui s’engagent dans le féminisme à l’heure actuelle ? Comment se pose la question nouvelle de l’engagement des hommes aux côtés des militantes féministes ? Dans quelle mesure cet  engagement masculin questionne-t-il le principe de la non-mixité cher au féminisme de la deuxième vague et apporte-t-il un éclairage nouveau sur la construction des masculinités ?

-  Nous serons également sensibles, sous l’impulsion de la crise économique et de la crise de la représentation politique, au renouveau de la « culture de la contestation » qui se traduit par une internationalisation des stratégies de l’activisme féministe radical, par la consolidation de réseaux de solidarité féminins et de "jeunes" collectifs qui revendiquent, dans des registres différents, un « féminisme de la rue », transgressif, subversif, ludique ou décalé dans le but de marquer une césure forte avec le féminisme institutionnel, onusien ou académique.

-  S’il est toujours d’actualité de descendre dans la rue et de manifester sous les formes les plus classiques, les collectifs qui composent la troisième vague semblent soucieux d’inventer de nouvelle forme de militantisme. Nous examinerons en ce sens les répertoires d’action de ces « nouveaux féminismes ». En quoi ces collectifs des années 2000 se démarquent-ils des collectifs plus anciens ? Peut-on identifier des points de convergence entre les pratiques militantes actuelles et celles des vagues précédentes ? En ce sens, le colloque entend faire une place de choix aux nouveaux outils du militantisme. Depuis l’avènement de la révolution technologique des années 1990, Internet est devenu un instrument à part entière du militantisme contemporain. Peu de collectifs peuvent faire l’économie, dans leurs pratiques militantes, de la « puissance décuplante » et réticulaire d’Internet. Dans ce contexte, nous examinerons comment les féministes du XXIe siècle se sont emparées des ressorts qu’offrent les technologies informationnelles, ainsi que le cyberféminisme transnational comme un nouvel instrument de lutte féministe. Les réflexions autour de l’usage militant d’Internet seront les bienvenues, notamment à travers l’essor du militantisme "digital: réseaux sociaux (Facebook, Twitter, etc.), plateformes féministes en ligne, blogs. Ces nouveaux médiums ne seraient-il pas en train d’agir comme des espaces de libération de la parole entre femmes (réactivant ainsi une forme de sororité ?) en permettant d’articuler les dimensions publique et privée, l’expérience collective et individuelle, et de donner corps à de nouvelles identités ?

Mots clés :
Femmes, Genre, Identités de genre, Queer, Féminismes, Vagues féministes, Masculinité, Activisme, Militantisme 2.0, Cyberféminisme, Nouveaux outils de la communication.

Catégories :
Histoire, Histoire du genre et du féminisme, Sociologie, Langues et civilisations, Anthropologie, Sciences Politiques, Sciences de l’information, etc.

Comité scientifique : 
-  Karine Bergès, MCF civilisation espagnole contemporaine, Université de Cergy-Pontoise
-  Alexandrine Guyard-Nedelec, MCF civilisation britannique contemporaine, Université de Cergy-Pontoise
-  Florence Binard, MCF HDR civilisation britannique, Université Paris Diderot – Paris 7
-  Azadeh Kian, PR sociologie, Université Paris Diderot – Paris 7
-  Michel Prum, PR civilisation britannique, Université Paris Diderot – Paris 7
-  Françoise Barret-Ducrocq, PR émérite civilisation britannique, Université Paris Diderot – Paris 7
-  Cendrine Marro, MCF HDR Psychologie sociale, Université UPOND
-  Mercedes Yusta, PR Histoire espagnole contemporaine, Université Paris 8 – Saint-Denis Vincennes
-  Eric Fassin, PR Science Politique, Université Paris 8 – Saint-Denis Vincennes

Conditions de soumission :
Les propositions de communication ne devront pas dépasser 500 mots (français, anglais ou espagnol) accompagnées d’une mini bio-bibliographie et devront être adressées avant le vendredi 10 janvier 2014 à feminismesxxie(at)gmail.com



mardi 29 octobre 2013

CFP: Colloque « Inégalité(s) hommes-femmes et utopie(s) (Antiquité-XXI e siècle) »


Université Charles de Gaulle – Lille 3
18 - 20 juin 2015
APPEL A CONTRIBUTION POUR L' ATELIER Utopies et pouvoir féminin : utopie du pouvoir « au féminin » ? 

Cet atelier s’inscrit dans la continuité des débats suscités par l’exploration critique des espaces de pouvoir ouverts aux femmes (voir par exemple Odile Krakovitch, Geneviève Sellier, Eliane Viennot, Femmes de pouvoir : Mythes et fantasmes, 2001, Marie Joseph Bertini, Femmes : le pouvoir impossible, 2002, ou Sophie Cadalen, Les Femmes de pouvoir : Des hommes comme les autres ?, 2008).  L’histoire montre que les femmes qui ont participé à divers degrés à l’exercice du pouvoir ne se sont guère attachées à promouvoir la cause des femmes ou efforcées d’abolir les inégalités sociales, politiques et économiques entre les sexes. Bien au contraire, contraintes peut-être par la nature même du pouvoir de s’approprier les codes masculins au lieu de les subvertir, elles auraient abandonné toute féminité pour devenir «des hommes comme les autres». On se souviendra des reproches faits à Margaret Thatcher,  lorsqu’elle occupa à trois reprises la position de Premier Ministre.
Pour comprendre les relations ambiguës que les femmes entretiennent avec le pouvoir il n’est pas inutile de rechercher les contradictions inhérentes à leurs rêves d’avenir en ce domaine. Inventée, comme le rappelait  Raymond Trousson, pour agir sur l’histoire et en rectifier le cours,  porteuse d’un imaginaire politique et social contestataire, l’utopie est/a été l’un des lieux privilégiés pour penser de nouvelles structures de pouvoir, ainsi que de nouveaux modes d’action et de relations entre les sexes. En s’appuyant sur des exemples précis, les communications présentées dans cet atelier étudieront la place accordée par les utopies au pouvoir féminin et tenteront de  dégager, le cas échéant, l’existence d’une conception proprement féminine /féministe du pouvoir et les relations que les femmes et les féministes peuvent ou doivent entretenir avec le pouvoir. Si le pouvoir «au féminin» s’avère une chimère, en raison notamment du poids du patriarcat, il restera à évaluer l’impact sur l’égalité des sexes de l’abolition de la distinction entre hommes et femmes lors de l’exercice du pouvoir…

Les propositions de 400 mots environ, accompagnées d’un CV,  sont à envoyer à mmonacelli.faraut(a)aliceadsl.fr avant le 20 novembre. Réponse du comité scientifique du colloque, début décembre.

lundi 30 septembre 2013

CFP: 16th Annual Conference on Women and Education

NB: this is FYI only... the fees being extremely high

The Oxford Round Table will hold our 16th Annual Conference on Women and Education during the dates of March 16 – March 20, 2014 at Brasenose College in the University of Oxford, Oxford, England. Brasenose College is one of the thirty-eight colleges that form the University of Oxford and was founded in 1509. We are pleased to invite you to become a member of this Round Table. Membership is limited to approximately thirty-five (35) interdisciplinary scholars who have a particular interest in this subject.

Sixteen years ago, a highly successful Round Table was specifically designed to explore women and education.  You are invited and encouraged to make a presentation and to provide a paper on a relevant aspect of the topic, however your participation as a member of the Round Table is not contingent upon presenting and you can serve on a panel or as a discussion leader. Papers presented at the Round Table may be subsequently submitted for publication in the Forum, a journal of the Oxford Round Table. Papers considered for publication in the Forum are evaluated by peer reviewers as to technical and substantive quality and for potential to make a significant contribution to new knowledge in the field. 

Should you accept this invitation you will be joined on the programme by Dr. Isobel Hurst who holds a BA, Classics and English, M Phil in English Studies and a D Phil in English from the University of Oxford. Her popular book, Victorian Women Writers and the Classics was published by Oxford University Press in 2006. She has taught at the Universities of Bristol, Warwick, and Oxford, United Kingdom. Dr. Hurst is currently a Lecturer in English and Comparative Literature, Goldsmiths, University of London.

Members of the Oxford Round Table have access to an array of academic, cultural and social resources, including the Oxford Union Debating Society, colleges and halls of Oxford dating back to 1204, museums, theatres, bookstores, college chapels, river boating, literary pubs, political clubs and may, on recommendation, become official readers of the venerable Bodleian Library of the University, founded by Duke Humphrey circa 1440 and refounded by Sir Thomas Bodley 1602. A free afternoon and evening will be available on Tuesday for independent travel to London (one hour south of Oxford), Stratford-upon-Avon, Bath, Stonehenge, Salisbury, Cambridge or many of the other cultural sights in England. 

Topics of discussion will include:
Women and the University
·       Manifestation of Gender Discrimination Gender and Hierarchy of the University
·       Equal Pay
·       Effects and Limitations of Legislation
·       Gender and the hierarchy of the institution (chairs to presidents)
·       Politics and gender inequality
·       Invisible ceilings and the rationalization of disparities
·       Culture of the institution and gender inequality
·       Hidden hierarchies and gender

Women’s Interests
·       Gender equality in theory and practice
·       Factors affecting compensation, tenure and promotion
·       Sexual harassment and consequences
·       Implicit institutional restraint on women’s leadership
·       Manifestations of discrimination in the university environment
·       Social and cultural restraint on equal pay
·       Implicit discrimination in the workplace
·       Invisible ceilings and wages

Women and Careers
·       Career Traps for Women
·       Women’s Career Investments and Returns
·       Promotion and Pay
·       Barriers to Progress in the Cultural Religious Context
·       Overcoming the Obstacles on the Professional Ladder
·       Women in Power in a Man’s World
  
Women in History
·       Women in Government
·       Women and Nation Building
·       Against All Odds
·       African American Women in History
·       Women in Early America
·       Looking Back Looking Forward

Women and Social Justice
·       Invisible Ceilings and Barriers
·       Cultural Expectations
·       Politics of Gender
·       Women and Patriotism
·       Citizenship
·       Political Activism
·       Families and Nations
·       The Stateless: Displaced People

Women and Religion
·       Women’s Health and Choice
·       Family Planning
·       Contraception Rights of Women
·       Women and the Roman Catholic Church
·       Fundamentalist Protestant Constraints
·       Women and Islam
·       Contraception and Student Health Services
·       Employment Discrimination and Clerical Universities
·       Social and Cultural Restraints on Women
·       Clerical Rationalization of Disparities

Women and Sports
·       Techniques in Coaching Women’s Sports
·       Sports Management
·       Sport and Health for Girls and Women
·       History of Women in Sports
·       Women and the Olympic Movement
·       Media and Women’s Sports
·       Women in Sports Administration and Leadership Roles
·       Rise of Women’s Sports
·       Women’s Sports International



The conference will run from Sunday night through Thursday morning.  We will have reception and dinners in the Olde Dining Hall on Sunday, Monday and Wednesday nights where the Oxford professors and students dine when university is in session.  Lunches are provided on Monday, Tuesday and Wednesday along with tea/coffee/biscuit breaks during the meeting.  You can also reserve a room in the Oxford University dormitory at Brasenose College where students stay during term time.  More detailed information concerning the schedule of events and the registration fee can be found on our web site. 

In order to ensure that you are registered in a timely and accurate manner, we recommend that you register on our website atwww.oxfordroundtable.co.uk. Should you be unable to attend, we would welcome your nomination of a colleague to attend in your place. We look forward to hearing from you.